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Commence a écrire à l'âge de 18 ans: des poèmes d'abord, ensuite des nouvelles, enfin un roman: "Histoire d'un personnage". En 1951, encouragé par Marcel Aymé, écrit sa première pièce de théâtre: "Le laboureur et ses enfants". C'est l'époque où il fréquente le "Cours Dullin". Il est passionné de théâtre, écrit successivement quatre pièces : " La justice de Jacques Jambert" (5 actes), " La jeunesse est morte" (3 actes), "La méthode du Docteur Kowak" (5 actes) et " Les épreuves de Rembrandt Van Ryn" (5 actes). En 1955, sa pièce " Les épreuves de Rembrandt Van Ryn" est jouée sur l'antenne de Radio Alger. En 1957, elle est reprise sur l'antenne de Radio Montpellier par Madeleine Attal et sa troupe. Cette même année, il écrit: "Le journal d'un geôlier" roman qui relate une expérience vécue mais qui n'a rien d'autobiographique. Les Editions Denoël acceptent de publier l'ouvrage. Plusieurs critiques, notamment André Billy de l'Académie Concourt ( le Figaro 14 août 1957) ont remarqué l'auteur et fondent des espoirs sur lui. Sa carrière de romancier vient de commencer. Il va connaître sa première réussite, quatre ans plus tard,
avec "La mort du pantin" publié par les Editions Gallimard
en 1961. Le roman est réédité un mois après sa parution.
La critique sort de sa réserve : Albères écrit " Pierre
Moustiers finit par vous faire oublier tous les modèles, tous les romans
subtils, angoissés, déchirants ou pleins de sarcasme et de maîtrise
qui l'ont précédé"- (Les Nouvelles Littéraires
21-09-1961). Et René Wintzen ajoute: " La mort du pantin est un
livre tonique, rempli de foi, de confiance. Il touche, émeut; il invite
à une réflexion sur la vie dont la sagesse éblouit"
– (Témoignage Chrétien 13-10- 1961). En 1962, Pierre Moustiers publie chez Gallimard "Le pharisien" En 1963, il écrit une pièce en 1 acte: " L'argent de poche"
jouée sur l'antenne de Radio Marseille. En 1970, il abandonne son métier de visiteur médical et se consacre entièrement à la littérature. Il devient critique littéraire de " Nice Matin" et producteur de l'émission " Les livres de notre temps" à Radio Marseille. En 1971, il publie chez Gallimard: " L'hiver d'un gentilhomme". Le roman plaît tout de suite au public. La critique réagit - François Nourissier écrit (" Les nouvelles littéraires" 11-6-1971): " Il est vite apparu que ce récit publié discrètement dégageait un parfum exceptionnel". "L'hiver d'un gentilhomme" est alors couronné par le " Prix des Maisons de la Presse –1972.
Dès 1971, il travaille sur un essai de critique littéraire consacré
à l'œuvre d'Hervé Bazin. L'ouvrage est publié en septembre
1973 aux éditions du Seuil sous le titre : "Hervé Bazin ou
le romancier en mouvement". Des critiques venus d'horizons différents-
André Wurmser –(l'Humanité 16-10-1973) par exemple, et Maurice
Chapelan- (Le Figaro 26-01-1974)- s'accordent à reconnaître la
vigueur, la rigueur et l'érudition de cette étude sans complaisance. En 1974, il écrit son sixième roman: " Une place forte" publié en septembre de la même année aux éditions Gallimard. Le roman est bien accueilli. Kleber Haedens-( "Elle" 4-11-74) – écrit: " Le roman de Pierre Moustiers est ferme et solide, attachant aussi, riche d'un sens qui met en cause les jours mêmes que nous vivons".
A cette époque, il achève son septième roman commencé en août 1975: " Un crime de notre temps". Le livre publié aux éditions du Seuil en septembre 1976 obtient le " Prix des Libraires" en 1977. Lucien Guissard ( La Croix 17-10- 1976) écrit: "C'est un livre qui bouleverse à l'aide de choses vraies, simples et insondables" et André Wurmser (l'Humanité 2-11-1976): " Peu de livres ont la valeur humaine et littéraire de celui-ci dans sa brièveté et son inexorable déroulement".
La même année, écrit son huitième roman : " Prima Donna" publié aux éditions du Seuil en septembre 1978.
La même année, obtient le "Prix Télévision
1980" de la Société des Auteurs ( S.A.C.D.) remis le 10 juin
1981 par M. Armand Lanoux.
Travaille parallèlement à un roman: " La grenade" qui sera publié en 1984 aux éditions Albin Michel. Nicole Chaillot (" L'Unité" 29-4-1984) écrit: "Pierre Moustiers a osé un roman différent et profondément original", André Bourin ( "Journal Rhône-Alpes" 5-4-1984) écrit: " Un récit malicieux et charmeur. Une évasion", Jacques-Pierre Amette ("Le Point" 23-4-1984) écrit: Un chef d'œuvre de vacherie froide", Pierre Demeron ("Marie Claire"): " Conte fantastico-poétique, plein d'humour et de tendresse", Pierrette Rosset ("Elle" 7-5-1984) écrit: "Un vrai cadeau anti-déprime " et Jean Dutourd ( " France-Soir Magazine 16-6-1984) : "La grenade", chef d'œuvre de Moustiers".
" Un aristocrate à la lanterne" est son onzième roman.
Publié aux éditions Gallimard en 1986.-" Comment un homme
de son rang, le plus fortuné d'Europe, premier Prince du Sang et cousin
du Roi de France, est-il "devenu révolutionnaire",pourquoi
a t-il voté la mort de Louis XVI ? C'est la question que Philippe Egalité
ne cesse de se poser dans ce roman".
L'année suivante, il publie "L'Eclat" aux éditions Gallimard. Ce roman corrosif qui dénonce avec humour la civilisation de l'éphémère et l'emprise de la télévision, est ignoré de manière systématique par la critique. Mais le 24 avril 1990, L'académicien Henri Gouhier, adresse dans une lettre à l'auteur des mots que celui-ci n'oubliera jamais: " Ce livre sera un jour un document sur une période de notre histoire. Vos personnages deviendront les témoins vrais d'un monde que les historiens prendront pour sujet d'étude". En 1991 il publie son treizième roman "Un si bel orage" aux éditions Albin Michel . L'ouvrage plaît immédiatement: "Ce bel orage met le feu partout" note André Brincourt( "Le Figaro"14-10-1991). Véronique Jacob ("L'Evénement du Jeudi" 12-9-1991) précise: " Dans la France des Lumières qui attend sans le savoir la Révolution, cette histoire de "Jules et Jim"- dans laquelle la force des sentiments en impose à la loi sociale – raconte à sa manière que le monde est en train de changer, et cette manière est pleine de charme", et Eric Deschodt (" Le Figaro Magazine" 21-9-1991) ajoute: "Pierre Moustiers qui évoque la Provence et le mistral comme personne depuis Giono, a construit là, à partir des mêmes matériaux, le plus noble et séduisant des anti-vaudevilles".
En 1993, publie chez Albin Michel "La Flambée". Le roman est très apprécié par la critique. Arnoult de Liedekerke ("Le Figaro Magazine") écrit: "Pierre Moustiers attise à merveille ces premiers feux de la révolution. Son style fait des étincelles. Vite, la suite!" . Bertrand de Saint-Vincent" ("Le Quotidien" 6-10- 1993) affirme: " Voici un beau roman à la française, limpide et naturel. De l'émotion, de l'aventure, des sentiments, Stendhal n'aurait pas renié cet admirateur évident". Lucien Guissard (" La Croix" 12 9 1993) constate : "Pierre Moustiers n'a pas écrit un roman idéologique; il fait beaucoup mieux: il raconte une histoire intérieure de la révolution et c'est un destin d'homme bien plus qu'une carrière de héros". Jean-Claude Lebrun ("L'Humanité" 13-10-1993) va plus loin dans l'analyse: " Le récit de Pierre Moustiers capte à merveille l'entrelacs des passions, sentimentale et politique, en son personnage, leur façon de sortir de l'adolescence en même temps que le monde entrerait dans une nouvelle ère". Et Annette Colin-Simard ("Le Journal du Dimanche" 3-10-1993) conclut: " La flambée est un bijou de littérature". Mais la critique la plus approfondie revient à Claude Darras ("Le Soir" 21-9-1993): Prophète du passé, Pierre Moustiers reste aussi inséparablement un séducteur. Et son écriture, celle qui clarifie sans simplifier, celle qui joue des émotions avec tact, celle qui apprête d'un sourire complice l'âpreté d'une démonstration savante, celle qui frappe une formule avec élégance; en un mot celle qui sait transformer le savoir en plaisir, l'érudition en bonheur est la plus irrésistible des séductions".
La même année, il publie aux éditions Grasset son quinzième
roman: " L'or du torrent" roman bien accueilli grâce notamment
à Jean-Claude Lebrun ("L'Humanité" 30-5-1995): "
L'or du torrent" marie la rigueur de l'écriture et de la construction
à toute une chaîne de résonances symboliques, dans un paysage
de haute montagne inquiétant et superbe", En 1997, il publie chez Albin Michel " A l'abri du monde". En 1999, chez Albin Michel, il publie: " Saskia". Le roman dont le thème relate un moment crucial de la vie de Rembrandt est bien accueilli par la critique. Jacques Duquesne ("Midi Libre" 17-4-1999) relève : " Un remarquable art des nuances, une sensibilité frémissante", Yves Viollier ("La Vie" 22-4-1999): " Un régal de sensibilité et de style" et Jean-Claude Lebrun ("L'Humanité" 10-6-1999): " Roman superbe d'une création et d'un amour désespéré". Quant à François Nourissier ("Le Figaro Magazine" 29-5-1999), il écrit: " Moustiers ne s'est pas laissé troubler par le relatif isolement où le milieu littéraire l'a laissé. Il n'a jamais renoncé aux conventions du récit dépouillé, de la langue précise, de l'artisanat traditionnel, pour céder à ces autres conventions que proposent la plupart des avant-gardes. Il écrit comme un homme du temps où les Français ignoraient encore les douceurs de l'illettrisme. Il n'écrase pas le trait; il ne gueule pas; il raconte". En mai 2000, il publie "Ce fils unique" chez Albin Michel. Ce roman dénonce "la civilisation de l'éphémère". Dans le journal "La Vie" Yves Viollier le 17-8-2000, précise cette remarque lourde de conséquence: " Pierre Moustiers a écrit ce roman limpide pour que les croyants cessent de douter, se taire ou disparaître". (voir article dans "L'humanité) " De rêve et de glace" est son dix-neuvième roman, publié par Albin Michel en 2001. On retiendra le jugement de Michel Tournier "Supplément littéraire du Times": "L'auteur de "La Paroi", couronné par l'Académie Française a une expérience ardente de la montagne. Il y revient avec cette histoire d'amour où elle n'est pas seulement un admirable décor, mais le protagoniste principal". Publié en avril 2001, " Le dernier mot d'un roi" obtient "Le Prix du roman historique", il est sélectionné par le Goncourt des Lycéens. La critique lui réserve un éloge unanime. On retiendra l'opinion de François Nourissier ("Le Figaro Littéraire" 26-4-2203) : " Moustiers est un romancier qui invente à sa tête et à sa main. Avec quelle habilité!", celle de Françoise Xenakis (" Télématin" 2-5-2003: " Avec une écriture magistrale Pierre Moustiers raconte la mort de Louis XI comme si c'était aujourd'hui", celle de Michel Tournier( " Le Figaro" 10-4-2003: "L'ambition de ce livre est considérable", celle de Philippe-Jean Catinchi ( "Le Monde" 9-5-2003): " Un beau texte profond à l'érudition subtile", de Jean-Claude Lebrun ("L'Humanité" 29-5-2003): "Frémissant d'intelligence et d'émotion. homme d'aujourd'hui, Moustiers ne récrit pas l'histoire. Il l'investit en romancier", de Jean-Rémi Barland ("Lire" juin 2004): Pierre Moustiers s'investit dans le récit en tant que citoyen du XXIème siècle. Remarquable!", de Claire Julliard ("Le Nouvel Observateur" 26-6-2003) "Superbe entreprise", enfin celle de Fabienne Casta-Rosaz ("La Vie" 24-7-2003) : " Dans une très belle langue, Pierre Moustiers mène une réflexion aiguë, très actuelle, sur l'essence du pouvoir". " Demain, dès l'aube…" est le vingt et unième roman de Pierre Moustiers , il est édité chez Albin Michel et est en librairie depuis le 3 Février 2005. |